Communiqués

Pour communiquer avec Montmagny en transition

Denise Laprise, porte-parole
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2019-06-06 — MOBILISATION EN FAVEUR DU CLIMAT : INVITATION À JOINDRE LE MOUVEMENT LE 18 JUIN

Montmagny, le jeudi 6 juin 2019 — La mobilisation environnementale régionale (MER) sur la Côte-du-Sud, annoncée le 15 mai en conférence de presse, prendra forme mardi le 18 juin à l’École Beaubien à Montmagny à 19h30 lors d’une première rencontre ouverte à tous.

La MER est une retombée directe de la conférence-discussion «De la parole aux actes» avec Dominic Champagne. Sur les 100 à 120 personnes présentes à cette dernière, 70 provenant des MRC de Bellechasse, Montmagny, L’Islet et Kamouraska se sont inscrites pour être informées des suites, avec le désir de faire davantage pour les générations futures.

Pourquoi une mobilisation environnementale régionale ?

Constatant l’absence de leadership en action climatique dans plusieurs MRC à l’est de Québec, Montmagny en transition a eu l’idée de réunir et d’allier les «acteurs du changement» présents sur le territoire afin d’œuvrer ensemble à construire les bases d’une société résiliente et carboneutre. Cette mobilisation vise :

  • à avoir une vue d’ensemble, de voir ce qui se fait déjà, de s’en inspirer;
  • à créer des solutions qui conviennent à nos milieux;
  • à former un groupe de référence qui accompagnera nos collectivités;
  • à rallier des personnes et des organisations de tous les secteurs;
  • à créer une nouvelle norme sociale, à laquelle on adhère naturellement.

«Clairement, il vaut mieux organiser le changement que se faire organiser par les changements. Il faut commencer quelque part, maintenant et le faire ensemble» croit Anne-Marie Berthiaume, membre de Montmagny en transition.

Agir en concertation, en appui, en nombre

Pour guider et inspirer la démarche, le Projet 2050, une feuille de route pour la transition du Québec vers la carboneutralité élaborée par des citoyens, sera présenté brièvement en introduction. Cette feuille de route veut contribuer à l’objectif en évitant le chaos et en ne laissant personne derrière.

Elle est basée sur des données et des perspectives mondiales fiables montrant que notre mode de vie est écologiquement et énergétiquement insoutenable et nous expose à des bouleversements climatiques irréversibles si nous ne parvenons pas à la neutralité carbone en 2050.

Montmagny en transition invite toute personne, organisation ou entreprise, sans oublier les élus  et les dirigeants de nos municipalités à s’inscrire à la MER via le formulaire en ligne ou à se présenter le 18 juin à l’école Beaubien (95, rue de l’Anse, Montmagny) à 19h30.

2019-05-15 — MONTMAGNY EN TRANSITION PROPOSE UNE MOBILISATION ENVIRONNEMENTALE RÉGIONALE AFIN D’ATTEINDRE LA CARBONEUTRALITÉ EN 2050

Montmagny, le mercredi 15 mai 2019 — Constatant l’absence de leadership en action climatique dans plusieurs MRC à l’est de Québec, Montmagny en transition lance une mobilisation environnementale régionale, en souhaitant démarrer un mouvement de la société civile en faveur du climat. Organisée à Montmagny, la conférence-discussion de Dominic Champagne, instigateur du Pacte pour la transition, crée le contexte favorable pour initier ce mouvement afin d’atteindre la carboneutralité en 2050.

«Nous proposons qu’au cours des 18 prochains mois, les citoyens et les citoyennes, les entreprises, les organisations et les municipalités intéressés S’ALLIENT et se RELIENT sous une forme à déterminer pour œuvrer ensemble à repenser notre mode de vie et à construire les bases d’une société résiliente et carboneutre.» — Montmagny en transition

Le comité citoyen invite toute personne, organisation ou entreprise qui souhaite contribuer à cette cause urgente et cruciale pour l’avenir de notre planète à s’inscrire via le site Internet de Montmagny en transition. La démarche est basée sur des données et des perspectives mondiales fiables et qui font consensus à travers le monde : le rapport paru en 2018 [1] des scientifiques chargés d’éclairer les gouvernements du monde sur les risques liés au réchauffement climatique (GIEC) et le rapport paru en mai 2019 [2] du groupe d’experts de l’ONU sur la biodiversité (IPBES).

« Notre développement collectif doit être repensé, affirme Denise Laprise, porte-parole de Montmagny en transition, afin que la planète puisse offrir des conditions de vie de grande qualité aux générations futures, par souci d’équité pour ceux et celles qui nous suivront. La démarche pour y parvenir doit aussi être soucieuse de justice sociale, pour éviter que les mesures de transition pénalisent les plus vulnérables.»

Dans un souci d’efficience, la date du Sommet mondial d’action pour le climat 2020 est choisie comme échéance d’une première étape de cette mobilisation environnementale régionale. Une rencontre des personnes qui manifesteront leur intérêt permettra de décider des paramètres de cette mobilisation.

Selon les statistiques fournies par le Pacte pour la transition, la population de notre région (soit les municipalités ayant des codes postaux débutant par G0R et G5V [3]) a signé dans une proportion moindre — presque la moitié moins — que le reste du Québec l’engagement à réduire son empreinte environnementale (1,8 % de cette population a signé Le Pacte, contre 3,26 % pour la population de tout le Québec). Il apparaît donc pertinent de mieux faire connaître les enjeux qui sous-tendent Le Pacte, ce que la conférence-discussion de ce soir permettra (15 mai à 19h30 au cabaret Cogeco ; entrée gratuite). Tous sont invités à prendre connaissance et à signer le Pacte pour la transition : www.lepacte.ca


[1]https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/11/pr_181008_P48_spm_fr.pdf

[2]https://www.ipbes.net/news/Media-Release-Global-Assessment-Fr

[3]MRC de Montmagny, MRC de l’Islet, MRC de Bellechasse, Sainte-Anne-de-la-Pocatière (MRC de Kamouraska), Frampton (MRC de La Nouvelle-Beauce) et plusieurs municipalités de la MRC des Etchemins.

 

2019-05-02 — CONFÉRENCE-DISCUSSION DE DOMINIC CHAMPAGNE À MONTMAGNY : Le Pacte pour la transition, pour passer de la parole aux actes face à la crise climatique

Montmagny, le jeudi 2 mai 2019 — Sur fond de crise printanière exceptionnelle où un grand nombre de municipalités du Québec ont décrété l’état d’urgence, Montmagny en transition accueillera un des porte-paroles les plus éloquents sur l’urgence d’agir afin de freiner les bouleversements climatiques. Le mercredi 15 mai à 19 h 30, au Cabaret Cogeco, Dominic Champagne, l’initiateur du Pacte pour la transition, présentera les enjeux qui le sous-tendent et les raisons d’agir pour réduire son impact sur le climat. Une discussion avec les participants suivra afin de dégager des pistes permettant de passer de la parole aux actes. L’entrée est gratuite.

La conférence-discussion intitulée « Protéger le monde dans lequel nous vivons : De la parole aux actes » est une occasion unique de discuter avec ce citoyen qui s’est entouré de scientifiques, d’artistes et de leaders de différents secteurs pour porter le message de la population aux élus qui nous gouvernent. (Pour prendre connaissance du Pacte, le signer et inviter ses proches à le faire, visiter : www.lepacte.ca)

« La science le dit clairement : nous sommes entrés dans une ère de bouleversements climatiques et il y a urgence. Le Secrétaire général des Nations Unies a déclaré: “Nous avons deux ans pour agir sous peine de conséquences désastreuses”. Il en appelle à la société civile de tous les pays. Nous répondons présents. » Ainsi débute le Pacte pour la transition, que plus de 272 400 personnes ont signé à ce jour, s’engageant à poser des gestes pour réduire leur empreinte carbone. En contrepartie, les signataires demandent aux gouvernements de tous les paliers — fédéral, provincial et municipal — de prendre les décisions et de poser les gestes « permettant de s’assurer que l’on atteigne et dépasse nos cibles de réductions des émissions de gaz à effet de serre et que l’on respecte l’Accord de Paris sur le climat. »

« Le Québec de demain passe par une transition écologique de notre économie, notamment par une transition énergétique. Avec les ressources physiques et humaines dont il dispose, avec son sens inné de la coopération et son génie d’innovation, le Québec peut et doit devenir un leader et une inspiration pour le monde entier. » — Dominic Champagne.

Homme de théâtre, auteur et metteur en scène, Dominic Champagne est aussi reconnu pour son engagement citoyen. Membre de L’Ordre du Canada et récipiendaire du titre de Personnalité de l’Année 2006 décerné par La Presse et Radio-Canada, il a reçu plusieurs prix et distinctions, dont ceux d’Artiste pour la Paix (2012) et Patriote de l’Année (2013). Au printemps 2012, il a été le maître d’œuvre de la plus importante manifestation pour l’environnement de l’histoire du Québec, qui a rassemblé 300 000 personnes le Jour de la Terre. Il a été classé récemment l’une des 100 personnes les plus influentes du Québec par le magazine L’Actualité. En novembre 2018, Dominic Champagne lançait le Pacte pour la transition en choisissant de consacrer deux années de sa vie à la mobilisation des Québécoises et des Québécois en faveur du climat.

La conférence-discussion se tiendra à Montmagny le mercredi 15 mai à 19 h 30, au Cabaret Cogeco (situé à même les bureaux des Arts de la scène, 29, rue Saint-Jean-Baptiste Est). L’entrée est libre. L’invitation à cette activité est lancée aux gens de Bellechasse, de Montmagny et de L’Islet. Des partenaires de ces trois MRC soutiennent l’initiative : Bellechasse en transition, Coopérative La Mauve, Terra Terre Solutions Écologiques, Linéaire éco-construction.

2019-02-06 — La ville de Montmagny n’en fait pas assez dans le contexte des changements climatiques. Pourquoi ?

Montmagny, le mercredi 6 février — Avoir «des comportements éco-responsables» ne supplée pas à la responsabilité des élus d’agir à la hauteur de l’urgence climatique. Le bilan environnemental communiqué aux médias par le maire n’a pas semblé répondre aux attentes de l’assistance nombreuse au conseil de lundi dernier. Devant une salle bondée, Rémy Langevin a néanmoins confirmé que les conseillers opposaient un refus unanime de signer la Déclaration universelle citoyenne d’urgence climatique (DUC), une demande de Montmagny en transition qu’une trentaine de personnes sont venues appuyer. Une décision qui a déçu les citoyens, dont des étudiants du cégep et des élèves du secondaire.

Balayant du revers de la main la gravité des risques énumérés dans la DUC, les dirigeants ne voient pas la pertinence de les reconnaître par une signature solennelle. Tel que rapporté dans les médias électroniques quelques jours plus tôt, ces derniers ne sentent pas «l’obligation de s’inscrire dans une telle déclaration» bien que se disant «sensibles à la protection de la biodiversité et de l’environnement». Mais afficher un souci de préserver la nature est-il une réponse adéquate alors que l’état d’urgence climatique — reconnu par des élus représentant 70 % de la population québécoise —, commande une planification et des actions exceptionnelles et sans précédent ?

Lors d’une rencontre le 9 juillet dernier, Montmagny en transition a proposé à la Ville de Montmagny d’entreprendre une démarche en vue de l’élaboration d’une Politique environnementale et d’un plan d’action à Montmagny, afin de donner un cadre cohérent aux décisions dans un contexte de changements climatiques. Outre le dépôt d’une trousse présentant des exemples et des ressources pour s’engager dans une telle démarche, le comité a suggéré la création d’un groupe de travail sur la transition énergétique, les économies d’énergie et la protection de l’environnement réunissant tant les citoyens, les organisations, les entreprises que la municipalité. La lettre de refus de la Ville est parvenue au comité le 16 janvier, avec la liste des réalisations municipales que les médias ont également obtenue.

Tel que mentionné dans la lettre signée par le directeur général, Félix Michaud, la Ville s’engage plutôt dans une «démarche de réflexion stratégique pour orienter les décideurs […], et ce, dans l’objectif de veiller au bien-être général de la population.»

«Ce que nous craignions se confirme, avance Denise Laprise : reconnaître la crise climatique et se doter d’un plan d’action est incompatible avec la promotion d’un projet comme celui du gaz naturel, que la MRC soutient aussi mur-à-mur. Notre ville, et sans doute pas seulement elle, repousserait-elle toute action en regard des changements climatiques, en attente que le projet de gazoduc soit ficelé avec les gouvernements ? Nous perdrions alors un temps non seulement précieux, mais probablement décisif.»

«Sont-ils conscients qu’en soutenant un projet qui servira financièrement quelques industries, la Ville de Montmagny sacrifie ses responsabilités vis-à-vis plus de 10 000 personnes, sinon davantage ? J’espère que le conseil reconnaîtra son erreur et comprendra qu’il faut agir maintenant, à commencer par s’éloigner des hydrocarbures fossiles», souhaite Marc Boulanger.

Si on préfigure l’an 2050, alors que nous devrons avoir atteint la neutralité carbone, dans une société sans déchets et avec une économie circulaire, il faut reconnaître qu’il y a beaucoup à faire et que les réflexes habituels de nos élus ne sont pas adaptés à la situation.

«Il faut quitter le confort de nos planifications à la petite semaine pour embrasser les décennies qui s’en viennent, avec leur lot de bouleversements et de difficultés qui s’annoncent pour nos jeunes», pense Ginette Leblanc.

Notre réponse collective doit être à la hauteur de ce que nous savons, que la DUC expose clairement. Nous devons nous mettre à la tâche, ensemble et non en silo comme la Ville de Montmagny choisi de travailler.

Documentation jointe :

Lettre et trousse de juillet 2018— Montmagny en transition
Lettre de la réponse reçue— Ville de Montmagny
Tableau Montmagny-METCe tableau met en parallèle les réalisations de la Ville de Montmagny et la proposition de Montmagny en transition de juillet 2018.

Photo : Marc Boulanger, à l’assemblée régulière du conseil de ville le 4 février (voir l’article du journal L’Oie Blanche)

2019-01-31 — Des citoyens se mobilisent afin que la DUC soit à l’ordre du jour de leurs municipalités

Montmagny, 31 janvier 2019 — Après Montmagny et L’Islet, les municipalités de Cap-Saint-Ignace et de Saint-François seront invitées à leur conseil du 4 février à signer la Déclaration citoyenne universelle d’urgence climatique (DUC), en vue d’une décision en mars. Le même soir, et malgré la déclaration publique du maire de Montmagny à l’effet que le conseil ne signera pas la DUC, des citoyens vont faire valoir à leurs élus les raisons pour lesquelles ils ont tout intérêt à le faire.

Investie dans le transport collectif dans la MRC de Montmagny, Denise Laprise est pragmatique : «Ce n’est pas un trip d’environnementalistes que de vouloir faire reconnaître la crise climatique et l’urgence d’une transition rapide vers une société sobre en énergie. Même si cela demande un effort, revoir notre mode de vie est une tâche individuelle et collective qui ne relève pas de l’utopie. En 2019, les utopistes sont ceux qui persistent à ne pas voir le mur infranchissable qui se pointe devant nous si on tarde à agir.»

Agriculteur à Cap-Saint-Ignace et représentant du secteur agricole au Conseil du Saint-Laurent, Patrice Fortin souhaite porter le message à sa municipalité  : «Nous sommes à un point charnière d’un emballement irréversible du climat qui aura des conséquences dramatiques sur tous les aspects de notre société. Avec la croissance démographique mondiale et les inégalités sociales grandissantes, nous nous apprêtons à vivre dans un chaos ingérable et ce, à relativement court terme. Ce n’est pas ce que je souhaite à mes enfants.»

Raynald Laflamme, producteur biologique en grandes cultures à Saint-François-de-la-Rivière-du-Sud, est convaincu que des signaux clairs de la société civile vont forcer nos gouvernements à adopter des lois et à mettre en place des politiques permettant d’atteindre nos cibles de réduction de GES. «Les gouvernements n’ont pas le courage d’agir par crainte d’en payer un prix politique. Une démarche comme la DUC, qui rallie à ce jour les élus municipaux de 70 % de la population, envoie un signal fort qu’ils ont le devoir d’agir !»

Au sujet de sa municipalité, en démarche pour se doter d’un plan d’adaptation aux changements climatiques, Anne-Marie Berthiaume voit une difficulté se poindre : «L’Islet a une certaine longueur d’avance pour l’évaluation des risques, mais le défi de prendre des décisions alors que la population est peu sensibilisée reste un obstacle réel à la mise en place de mesures d’adaptation.» Selon cette citoyenne, informer et conscientiser les gens va de pair avec l’adaptation. «Le milieu municipal est un vecteur indispensable de la transition écologique et signer la DUC permet d’amener la question sur la place publique.»

Pour faciliter le dépôt de la Déclaration d’urgence climatique à leur municipalité ou à leur MRC, les citoyens peuvent se procurer une trousse en communiquant avec Montmagny en transition via sa page Facebook ou son site Internet.

Photo : onde de tempête en mai 2013 à L’Islet-sur-Mer (crédit : Anne-Marie Berthiaume)

2019-01-26 — Déclaration d’urgence climatique : Montmagny et L’Islet sont invités à ajouter leur nom aux 238 signataires

Montmagny et L’Islet, 24 janvier 2019 — Le 4 février, Montmagny en transition et des résidents de L’Islet inviteront leurs conseils municipaux à signer la Déclaration citoyenne universelle d’urgence climatique (DUC). L’adhésion des dirigeants de proximité à cette déclaration témoigne d’un large consensus de la société civile sur l’urgence d’agir face à la crise climatique. Les municipalités et MRC qui l’ont signée à ce jour représentent 5,7 millions de personnes, soit 68% de la population québécoise.

Selon la DUC, la reconnaissance de l’État d’urgence climatique et la mise en place de plans de transition d’urgence sont essentiels pour « contrer un effondrement économique, une crise de santé publique, une pénurie alimentaire mondiale, un anéantissement de la biodiversité, et des crises de sécurité nationales et internationales d’ampleur sans précédent. »

La Déclaration d’urgence climatique a été déposée aux séances de décembre des conseils de la ville de Montmagny et de la municipalité de L’Islet, les invitant à la signer et à l’amener au conseil des maires de leur MRC respective, avec l’appui des citoyens. L’initiatrice de la démarche à L’Islet, Anne-Marie Berthiaume, pense que « le milieu municipal a tout intérêt à être proactif devant les risques car il est sur la première ligne lors d’événements extrêmes et doit également se préoccuper des phénomènes plus lents et récurrents, qui transforment notre environnement en le dégradant. »

« La reconnaissance de l’Urgence climatique par le pouvoir municipal met une pression sur nos gouvernements qui n’ont pas le courage politique d’agir », explique Denise Laprise, porte-parole de Montmagny en transition. « Avec Le pacte pour la transitionet les nombreuses marches La planète s’invite au Parlement, la DUC fait partie d’un très vaste mouvement citoyen qui nous engage dans une transition vers une société neutre en carbone. »

Les personnes qui souhaitent que leurs élus joignent leur voix à ce mouvement sont conviés à appuyer la démarche citoyenne, urgente et névralgique pour les générations futures, lors de la séance du conseil municipal ce lundi 4 février :

L’Islet : à 19h30
284, boulevard Nilus-Leclerc
L’Islet (Québec) G0R 2C0

Montmagny : à 20h
143, Saint-Jean-Baptiste Est
Montmagny (Québec) G5V 1K4

Pour télécharger la DUC(format légal, recto-verso)

2018-09-07 — «Gaz jurassique» à Montmagny : une campagne citoyenne invite à fossiliser l’ère des dinosaures… et le gaz naturel

Montmagny, 7 septembre 2018 — Diffusée localement par Montmagny en transition, la nouvelle campagne de sensibilisation de la Fondation Coule pas chez nous, «Gaz jurassique : Ensemble, fossilisons l’ère des dinosaures», vise à rétablir les faits à propos du gaz naturel. En effet, il est nécessaire de contrer la désinformation actuelle qui porte notamment sur la «propreté» du gaz naturel, sur les méthodes d’extraction et sur sa supposée rentabilité économique.

«La campagne Gaz jurassique demande au prochain gouvernement de ne plus considérer le gaz naturel comme un des éléments de la transition énergétique et de ne plus investir de fonds publics dans des gazoducs : l’avenir appartient aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique», soutient Denise Laprise, porte-parole du comité de citoyens de Montmagny.

Les six enjeux du Gaz Jurassique, selon Coule pas chez nous

ENVAHIR le territoire : la majorité du territoire québécois est sous permis d’exploration, ce qui permet aux compagnies de s’établir sans consentement et prive les municipalités de leur pouvoir d’aménager le territoire selon les priorités déterminées par leur communauté.

SALIR l’eau : le procédé d’extraction par fracturation représente un risque important pour le maintien de la qualité de l’eau et entre en concurrence avec les autres usages : eau potable, agriculture, milieux naturels, etc.

FUIR dans l’atmosphère : le gaz naturel fuit à toutes les étapes de son cycle de vie, libérant ainsi de grandes quantités de méthane dans l’atmosphère. Le Québec compte déjà 618 puits de forage abandonnés, dont 30 à 50 % présentent des fuites.

RÔTIR la planète : le gaz naturel, composé à 95 % de méthane, est un puissant gaz à effet de serre et contribue grandement à l’accélération des changements climatiques.

MENTIR à la population : les mythes entretenus sur le gaz naturel laissent croire que le gaz est une énergie de transition, ce qui est faux. De plus, cette industrie ne survit que par l’injection massive et constante de fonds publics pour rendre le gaz compétitif.

RALENTIR la transition : l’investissement des fonds publics dans le gaz naturel nous détourne d’une réelle transition vers les énergies renouvelables et nous obligera à payer la transition deux fois.

Profitant de l’achalandage festif du Carrefour mondial de l’accordéon, Montmagny en transition a distribué des centaines de brochures et de dépliants d’information à la foule. «Les gens sont de plus en plus conscients que ça ne tourne pas rond avec le climat, que nous devons nous sortir de notre dépendance aux hydrocarbures », constate Herman Bleney, costumé en dinosaure pour l’occasion.

Au cours des prochaines semaines, Montmagny en transition continuera d’informer la population, les entreprises et les élus sur le gaz naturel. Marc Boulanger est affirmatif : «La Loi sur Transition énergétique Québec reconnaît que la priorité doit être accordée à l’électricité et aux autres formes d’énergie renouvelable. Dans ce contexte, les fonds publics ne doivent pas financer le gaz fossile.»

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Visuels et documentation sur la campagne : Dossier Dropbox

https://www.dropbox.com/sh/rc4gyfa7myvnyib/AABmtwLY8mDMNIKAMkjR5sefa?dl=0

  • Photo de groupe : Marc Boulanger, Denise Laprise, Herman Bleney (en dinosaure)
  • Photo en action : Herman Bleney (costumé en dinosaure) avec une famille de festivaliers
    Crédit à indiquer pour les photos : Anne-Marie Berthiaume
  • Signature graphique de la campagne Gaz jurassique
  • Brochure et dépliant scientifique (PDF)
2018-06-22 — Prolongement du gazoduc jusqu’à Montmagny | Étude préparatoire d’Énergir financée par Québec : Montmagny en transition redemande de la transparence sur le projet

Montmagny, le 22 juin 2018 — C’est sans surprise que Montmagny en transition a appris que le gouvernement du Québec accordera une aide financière de 450 000 $ à Énergir afin de réaliser une étude préparatoire en vue du prolongement du gazoduc jusqu’à Montmagny. Attendue avant les élections, l’annonce faite ce matin par le député Norbert Morin enclenche l’étape préalable à la mise en oeuvre du projet. Avec cette injection de fonds publics, Montmagny en transition demande à la MRC et à Énergir de tenir une assemblée publique dès que possible afin que les citoyens puissent obtenir des réponses transparentes à leurs questions et exprimer leur opinion sur le projet avant qu’une décision finale soit prise.

Rappelons que la demande d’accès à l’information adressée à la MRC de Montmagny n’a pas permis d’obtenir beaucoup de renseignements car les données sont tenues pour confidentielles, le dossier étant piloté à titre privé par Énergir malgré que le projet soit financé par des fonds publics.

« Nous croyons que la MRC doit maintenant organiser la séance d’information qu’elle nous a refusée jusqu’ici, prétextant l’incertitude qui entourait le financement, d’autant plus que la pétition en faveur du gazoduc a été signée sans que la population ait obtenu d’information sur le projet », souligne Denise Laprise, porte-parole de Montmagny en transition.

Marc Boulanger, membre du comité, craint pour sa part que les besoins évalués lors de l’étude soient surestimés : « On s’attend, comme ça s’est vu ailleurs, à ce qu’il y ait une pression énorme sur les entrepreneurs pour qu’ils adhèrent à cette énergie, alors que des énergies renouvelables et créatrices d’emplois locaux, comme la biomasse forestière, ou encore l’hydroélectricité, conviendraient à la majorité d’entre eux et permettraient une transition réelle. »

Montmagny en transition estime que le détour par le gaz retarde dans les faits la transition vers les énergies renouvelables et la fera payer deux fois à la population québécoise. La fin des subventions aux hydrocarbures fossiles, gaz et pétrole, est le premier pas à faire dans la transition, soit tout le contraire de ce que fait le Gouvernement du Québec.

Cette aide financière annoncée aujourd’hui galvanise la détermination de Montmagny en transition à diffuser l’information scientifique sur le gaz naturel, majoritairement obtenu par fracturation. Pour en savoir davantage, voir la vidéo des conférences du 26 avril : « Le gaz naturel à Montmagny, occasion ou piège ? », diffusée en ligne sur YouTube : Assemblée publique citoyenne sur le gaz naturel à Montmagny.

 

2018-05-31 — Assemblée publique citoyenne sur le gaz naturel : Montmagny en transition poursuit le travail par la diffusion des conférences en ligne

Montmagny, 31 mai 2018 — Un mois après la tenue de l’assemblée publique citoyenne sur le gaz naturel, «Le gaz naturel à Montmagny, occasion ou piège ?», Montmagny en transition diffuse en ligne la vidéo complète des conférences. « Avec cette vidéo, nos élus, les dirigeants du CLD, de la MRC, de la Chambre de commerce de Montmagny, les entrepreneurs et toutes les personnes intéressées pourront ainsi entendre et comprendre pourquoi le gaz naturel n’est pas une énergie de transition et pourquoi il est urgent de choisir les énergies renouvelables pour notre développement économique », annonce Denise Laprise, porte-parole du comité.

En première partie du vidéo, Marc Brullemans, biophysicien membre du Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste, fait la démonstration que le gaz naturel utilisé est un gaz de schiste inflammable, explosif, inodore, qui produit du méthane plus nocif que le carbone responsable des gaz à effet de serre. « Il reste 100 milliards de tonnes de carbone à émettre pour les générations à venir. Il n’y a pas de gain à utiliser le gaz naturel dans un contexte de lutte aux changements climatiques ».

Carole Dupuis, porte-parole du Regroupement vigilance hydrocarbures Québec, explique ensuite que les politiques énergétiques des gouvernements sont toutes orientées vers le développement des réseaux pétroliers et gaziers. 139 lobbyistes d’Énergir sont inscrits au registre des lobbyistes au Québec. Dans ce contexte, les cibles de réductions des gaz à effet de serre seront inatteignables. « Le gaz naturel n’est pas une énergie de transition, il faut aller dès maintenant vers les énergies renouvelables. Choisir le gaz naturel à Montmagny va vous faire payer deux fois la transition ».

Christian Simard, directeur général de Nature Québec, fait état de projets en biomasse forestière et d’études qui démontrent que l’aide accordée dans Bellechasse sur 10 ans pour le gaz naturel coûte 583 $/Tonne CO2alors que le coût par TCO2en biomasse forestière est de seulement 72 $. « Une source de chaleur de qualité, est-ce que ça justifie la construction d’un gazoduc subventionné ? Utiliser le Fonds vert pour construire des gazoducs au lieu de créer des énergies renouvelables et des économies d’énergie à l’échelle locale, on s’empêche de créer des emplois en forêt. Il faut choisir le développement local », dit-il.

L’assistance nombreuse le 26 avril à l’assemblée publique démontre l’intérêt de la population sur ces questions. Montmagny en transition veut maintenant établir un dialogue avec tous les organismes, élus, entrepreneurs et citoyens de Montmagny afin de concevoir et mettre en œuvre un plan de transition énergétique pour la collectivité. Quelques rendez-vous sont à venir pour en discuter.

Ces dernières semaines, Montmagny en transition est devenu membre du Regroupement vigilance hydrocarbures Québec et du Front commun pour la transition énergétique afin de joindre des réseaux de solidarité et profiter des compétences et des expériences d’autres comités à la grandeur du Québec.

2018-04-26 — 38 M$ pour la transition énergétique plutôt que pour le gaz dans la MRC de Montmagny, suggèrent des citoyens

Montmagny, 26 avril 2018 — L’assemblée publique citoyenne tenue ce jeudi 26 avril à Montmagny est l’occasion de mettre les pendules à l’heure sur la place du gaz naturel dans la transition énergétique, localement mais aussi à la grandeur du Québec. Le comité organisateur, Montmagny en transition, suggère que les subventions gouvernementales fédérales et provinciales de 38 M$ qui pourraient être octroyées pour financer la desserte de gaz naturel jusqu’à Montmagny servent plutôt à aider toutes les entreprises de la MRC à réduire leur utilisation des hydrocarbures en consommant moins d’énergie et en ayant recours à des sources d’énergie renouvelables et locales.

Le projet de desserte en gaz naturel, qui vise à réduire les coûts des leaders économiques de la MRC à court terme, est présenté à tort comme une manière de réduire les gaz à effet de serre (GES), du fait que le gaz naturel est moins émetteur de GES à la combustion que le propane et le mazout. Les données scientifiques indiquent toutefois qu’il en est tout autrement sur son cycle de vie complet, du puits au site, où le gaz naturel ne fait pas meilleure figure que les carburants utilisés actuellement par les entreprises.

«Par son aspect incolore et sa forme gazeuse, le méthane passe souvent inaperçu mais il suffit d’en laisser échapper une infime partie, peu importe où et quand, pour que le gaz naturel perde tout avantage. Pourquoi? Parce que son potentiel de réchauffement planétaire est des dizaines de fois plus important que le CO2» explique Marc Brullemans, biophysicien membre duCollectif scientifique sur la question du gaz de schiste.

Selon Carole Dupuis, coordonnatrice générale et porte-parole du RVHQ, il faut se poser plusieurs questions avant d’appuyer un projet d’expansion du gaz naturel : Ce combustible fossile servira-t-il à des usages auxquels les énergies renouvelables conviendraient tout aussi bien ? Si le gaz semble attrayant financièrement, est-ce parce qu’il est subventionné ? Pourrait-on mieux utiliser les fonds publics pour soutenir les entreprises de Montmagny ? Est-il possible que, dans quelques années, les entreprises clientes regrettent ce choix ? «C’est triste de voir une compagnie comme Gaz Métro, maintenant Énergir, qui a un quasi-monopole sur la distribution de gaz au Québec, se développer aux crochets de l’État en martelant un mythe scientifique», a-t-elle déploré.

Depuis le 8 février 2018, par le biais d’un registre en ligne, le CLD et la MRC de Montmagny incitent la population à appuyer le projet de prolongement du réseau de gaz naturel de Saint-Henri-de-Lévis jusqu’à Montmagny, un tronçon de 80 kilomètres dont le coût s’élèverait à 44 M$, assumé à 86 % par des fonds publics, dont une partie du Fonds vert. La MRC n’a pas jugé pertinent d’organiser une assemblée publique d’information, demandée par deux groupes de citoyens, se contentant de vanter les avantages attendus du projet, sans les démontrer, et de faire la promotion du gaz naturel, sans préciser que le gaz utilisé aujourd’hui est du gaz de schiste issu de la fracturation.

L’assemblée citoyenne intitulée «Le gaz naturel à Montmagny : occasion ou piège ?» est organisée en vue de permettre à la population, aux entrepreneurs et aux élus de se faire une meilleure idée des enjeux entourant le recours à cette source d’énergie dont le bilan environnemental ne présente pas d’avantagesen relation avec les changements climatiques. Un tel projetengagerait le milieu — jusqu’à 95 entreprises industrielles et agricoles — à consommer des hydrocarbures fossiles pour des décennies et leur ferait potentiellement rater le virage énergétique dont leur survie pourrait dépendre à assez court terme. 

Selon Christian Simard de Nature Québec, «on ne peut prétendre que la seule alternative au propane et au mazout dans l’industrie est le gaz naturel. Il y a bien sûr l’électricité et, pour des besoins spécifiques au niveau de la production de chaleur, on peut très bien utiliser la biomasse forestière résiduelle qui est une énergie renouvelable et qui crée des emplois à l’échelle régionale.»

Visionnaire et engagée dans son milieu, Denise Laprise souhaite une prise de conscience des influenceurs : «À l’instar d’une centaine d’initiatives appelées “villes en transition” dans une vingtaine de pays, Montmagny en transition invite les leaders du milieu magnymontois à préparer un mode de vie beaucoup plus indépendant des énergies fossiles. Nous souhaitons que nos gouvernements, nos élus, nos entrepreneurs et la population adhèrent à ce mouvement en faisant un virage tangible et mesurable vers un développement économique et social local favorisant les économies d’énergie et les énergies renouvelables, le recyclage, les modes de transport collectifs et individuels faibles en carbone, les cultures biologiques… L’avenir des communautés pointe dans cette direction, sachant que le développement actuel n’est pas soutenable pour l’environnement.»

2018-04-12 — Assemblée publique citoyenne à Montmagny | Trois éclairages indépendants sur le gaz naturel pour avoir un portrait juste

Montmagny, 12 avril 2018 — La population et toutes les personnes intéressées ou concernées par le prolongement du réseau de gaz naturel jusqu’à Montmagny sont conviées à une assemblée publique le jeudi 26 avril à la salle Le Bistro Lafontaine à 19h. L’événement ayant pour titre «Le gaz naturel à Montmagny : occasion ou piège ?» est organisé en vue de mieux connaître le gaz naturel et les enjeux qu’il soulève en matière de transition énergétique. Marc Brullemans, biophysicien membre du Collectif sur la question du gaz de schiste, Carole Dupuis, coordonnatrice générale du Regroupement vigilance hydrocarbures Québec (RVHQ), et Christian Simard, directeur général de Nature Québec, vont vulgariser les données les plus récentes sur l’utilisation du gaz naturel comme combustible fossile dans un contexte économique dominé par les incertitudes reliées aux changements climatiques. Une discussion suivra les présentations. L’assemblée publique citoyenne est organisée par le groupe Montmagny en transition et l’entrée est gratuite pour favoriser la participation.

Le gaz naturel : un hydrocarbure fossile «propre» ? Pour débuter, un scientifique distinguera le gaz naturel conventionnel, de plus en plus rare, du gaz de schiste qui est utilisé depuis plusieurs années et expliquera les différences au plan environnemental. Biophysicien, Marc Brullemans est actif au sein du Collectif sur la question du gaz de schiste depuis sa fondation en 2011 et forme depuis 2013, avec trois autres scientifiques et un juriste, un collectif ad hoc travaillant bénévolement à la protection des sources d’eau potable.

Le gaz naturel : surplace ou recul énergétique ? Une citoyenne devenue une analyste aguerrie du dossier des hydrocarbures présentera le rôle donné au gaz naturel dans la Politique énergétique 2030 du Québec et les conséquences de ce choix. Carole Dupuis a acquis plus de 30 ans d’expérience en gestion, en planification stratégique et en communication, principalement comme consultante mais également à titre de cadre supérieur d’une importante société canadienne d’assurance de dommages. Avant de devenir coordonnatrice générale du RVHQ, elle a été cofondatrice du groupe citoyen Saint-Antoine-de-Tilly – Milieu de vie et des comités vigilance hydrocarbures de Montréal et de la MRC de Lotbinière.

Changements climatiques : coût de l’inaction, bénéfice de l’action. Dernier volet mais non le moindre, une tête d’affiche du milieu environnemental vulgarisera les dernières connaissances scientifiques sur les changements climatiques et l’impact économique de ce rouleau compresseur qui affecte mondialement les communautés. Christian Simard, directeur général de Nature Québec depuis 2007, a auparavant été député fédéral de Beauport-Limoilou (2004-2006) et directeur général de l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN).

Le public pourra interroger les conférenciers après chaque présentation et une discussion suivra les exposés. L’objectif de l’assemblée publique est de faire connaître des aspects moins publicisés du gaz naturel et de permettre à la population de se faire une meilleure idée des enjeux entourant le recours à cette source d’énergie pour des décennies. Le comité organisateur invite donc toutes les personnes intéressées à prendre part à cette assemblée le jeudi 26 avril à la salle Le Bistro Lafontaine (3A, boulevard Taché Est à Montmagny) à 19h. Un événement Facebook peut être consulté pour en savoir davantage : Assemblée publique gaz naturel Montmagny.

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Visuels en RVB et à haute résolution : à télécharger ici

  • Graphisme et information sur l’événement : titre avec visuel, affiche, invitation
  • Photo de groupe Montmagny en transition : Herman Bleney, Denise Laprise, Marc Boulanger. Absents : Ginette Leblanc et Anne-Marie Berthiaume.
2018-03-22 — Des citoyens de Montmagny organiseront eux-mêmes une séance d’information publique sur le gaz naturel

2018-03-22 — Confrontés au refus du Conseil des maires de la MRC de tenir une assemblée d’information publique sur le projet de gaz naturel à Montmagny, le groupe de citoyens qui en avait fait la demande a décidé de prendre lui-même les choses en main. «Nous tenons à ce que les élus, les entreprises, les citoyens et les journalistes puissent entendre un scientifique en mesure de nous éclairer davantage sur le gaz naturel et sur les alternatives», a déclaré Denise Laprise, porte-parole des signataires de la demande discutée au conseil du 13 mars.

Selon la préfète, Mme Jocelyne Caron, il serait envisageable d’engager des fonds pour tenir une telle assemblée seulement une fois les subventions confirmées. Mais celle-ci prendrait alors toutes les apparences d’une opération de relations publiques.

«Les élus ne sont pas de mauvaise foi mais sont mal renseignés», déplore Marc Boulanger. «On peut se demander si la préfète et la directrice générale de la MRC ont consulté d’autres sources pour avoir le juste portrait et voir au-delà des affirmations des promoteurs et d’Énergir, les principaux intéressés par le projet.»

La stratégie d’Énergir est déployée de la même façon dans toutes les régions ciblées : d’abord convaincre les entrepreneurs des atouts concurrentiels du gaz naturel — en omettant toute information sur son origine et son bilan carbone en amont de la combustion —, lesquels se tournent ensuite vers les élus qui sollicitent un financement public pour une ressource jugée «essentielle» pour la compétitivité des entreprises et pour créer, maintenir ou même, sauver des emplois.

Mais, avec les cibles québécoises de réduction des GES à court terme, de la taxe sur le carbone et du prix fluctuant du gaz, les citoyens considèrent que de prendre le temps de s’informer, d’analyser, de se donner un plan d’action novateur — visionnaire et structurant à long terme pour notre MRC — serait davantage porteur pour l’avenir de nos industries, de nos fermes, de nos commerces, de nos enfants. «Il existe des programmes de transition énergétique vers les énergies renouvelables, pourquoi ne pas les prioriser ? Il y a des surplus d’électricité qui justifieraient de négocier des tarifs avec Hydro-Québec, la meilleure énergie dont on dispose au Québec. Il y a aussi la géothermie, la biomasse, le solaire, les éoliennes» suggère Herman Bleney.

«Investir 44 millions $ en subventions pour un carburant fossile, c’est un détournement de la mission du Fonds vert. Celui-ci devrait servir à implanter des énergies renouvelables, pour tous et pas seulement aux entreprises du nord de la MRC. Nous avons tous une responsabilité en vue de réduire les gaz à effet de serre occasionnant les changements climatiques qui nous affectent déjà, faut-il le rappeler à nos élus ? N’y a-t-il que la course aux subventions dans un contexte pré-électoral qui compte ?», questionne Denise Laprise.

Une page Facebook publique Montmagny en transition permet de suivre et de commenter le dossier. La lettre (avec les trois annexes) déposée à la MRC peut être consultée et téléchargée en ligne.